Malgérie

par Achour Wamara



Après Boutef, le "corps rompu", voici Gaïd le Corps "désarmé" qui ne sait plus où donner du képi. Il fait peine à voir avec son pas net panel. Les voilà donc les nouveaux fils de la Casernante. On les imagine réunis en conclave, se grattant la tête jusqu'au sang pour réfléchir sur la manière de faire harakiriser le Hirak.
L'idée de transformer le drapeau amazigh en linceul pour voiler la mort du système n'a rien donné si ce n'est une farce judiciaire que nos dramaturges mettront un jour en scène.
Je suis d'une impatience dépressive de connaître leur prochain subterfuge : un mouton à cinq pattes qui aura défié Abraham ? Une église qui aura abrité Ché Guevara ressuscité ? Un ancien Moudjahid qui aura repris le maquis contre la patrie qu'il a libérée ?
Je ne doute pas que la surprise sera à la hauteur de leur fourberie.

A. Wamara,
19 août 2019