Capri, c'est fini !

par Achour Wamara



C'est la fin des vacances, 
C'est la rentrée, Blanquer et sa lieutenance
C'est la reprise du boulot, 
Les factures et les impôts

C'est le blues et la dépression
Il nous reste du portefeuille 
trois centimes environ
Du frais rosé de Provence  
le goût  moisi de son bouchon
D'une virée en haute montagne 
un oedème d'une piqûre de taon
Des soirées bigrement arrosées 
la gueule de bois creusant la ride du lion
Du beau et chaud  soleil doré
un bronzage payé en sérieux mélanomes 
Du barbecue sous la chansonnette 
des radicaux libres et futur sanatorium
De la vertu du sel d'eau de mer 
un remulgue d'algues mercurées
Des gueulards karaokés sur Johnny 
une poignée de neurones sacrifiés
De la musique techno à décibels 
une visite assurée chez l'ORL
Des livres lus sur Sa Majesté Emmanuel
Une folle envie de lui tailler une quenelle
Du repas gourmand au village médiéval 
une sacrée crise de foiE, ça fait mal !
Des riches découvertes muséales  
la confirmation de notre inculture abyssale
Des visites des paroisses et cathédrales 
kekchose qui cloche dans le sacerdotal
Du gigantesque et rutilant feu d'artifice 
la photo de son clone mille fois  vu et revu
D'un amour rencontré sur la plage alentour
un bref "enchantéE de vous avoir connuE"
Du 81km/h sur la Dép. au retour 
un flash à 100 € et 4 points de perdu

N'est-ce pas qu'on a passé du bon temps ?
C'est pas fini, la fête des Morts nous attend !


Achour Wamara,
août 2018.