Algérie : l'aveu du Système

par Achour Wamara



Tiens, Boutef se représente mais avec la promesse qu'il n'ira pas jusqu'au bout du mandat (un réaliste, je vous le dis !) et qu'il organisera des élections présidentielles anticipées d'ici peu. Deux aveux en un :

1er aveu : qu'il sera d'office élu, ce qui est pour le moins "étonnant" pour un candidat qui doit affronter d'autres candidats pour la magistrature suprême. Message donc aux autres postulants de plier bagages illico, à moins qu'ils s'apprêtent à s'habiller pour une petite danse du ventre, histoire d'amuser "démocratiquement" le peuple remonté contre leur disque rayé.

2ème aveu : le système n'est pas tout à fait prêt pour le choix d'un autre candidat, ce qui explique ce sursis avant que soit trouvée une autruche qui ne serait pas muette mais qui perroquetterait à souhait. Bref, "il" se représente pour démissionner en temps voulu. Du grand art !

Il y a quelques mois, j'avais promis de me faire hara-kiri si Boutef se représentait. Dès que j'ai pris connaissance de la nouvelle, je me suis saisi de mon yatagan et l'ai enfoncé jusqu'à la garde au niveau de mon nombril. La pointe de la lame a touché ma rate qui a éclaté instantanément. Le rire sarcastique qui me secoua s'éteignait au fur et à mesure que je me vidais de mon sang. Je passe vite de vie à trépas.
C'est donc de l'au-delà que je vous écris. Des rires fusent de partout. De l'enfer comme du paradis. Le drapeau algérien flotte sur les deux. Gabriel fraternise avec Satan.
Ils attendent tous Boutef... Pour lui faire la teuf !

A. Wamara, mars 2019