L'Aïd. Fête du mouton.
Oui, c'est sa fête !

par Achour Wamara



N’allez pas soupçonner sous mes propos quelque blasphème ou irrespect envers les croyants. Les rites sacrificiels, y compris sur des humains, boucs émissaires et autres immolations pour les dieux et leurs assistants ont toujours existé, avant comme après les trois monothéismes. Mais pourquoi Dieu a-t-il choisi un mouton pour épargner la vie d’un humain ? Pourquoi ne pas avoir opté pour une chèvre, un poulet, un ver de terre ou autre être vivant recensé dans l’Arche de Noé ? On peut dire sans nous tromper que Dieu n’est pas végétarien, il aurait sinon proposé à Abraham un légume, un navet par exemple. Il ne l’a pas fait. Et puis on n’égorge pas un navet, soyons sérieux. Dieu donc, comme ses "prédécesseurs" grecs et pharaoniques, voulait du sang. Et pas du sang de navet ! Voilà, il a livré un mouton, et sans possibilité de rechange.
Imaginons maintenant qu’il ait choisi en lieu et place du mouton un être humain, un étranger à la société d’Abraham, un mécréant pour tout dire.
C'est ce que, me semble-t-il, certains de nos contemporains ont lu dans ce légendaire passage biblique, ils n’ont vu aux côtés d’Abraham ni l’Ange Gabriel ni le bélier offert au sacrifice. Ils n’ont vu qu’une main ferme sur un couteau et un cou d’ivoire sur le point d’être tranché.
Ils sont aveugles.
Ne les suivons pas comme des moutons.

Achour Wamara, Septembre 2017.