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Hallalisation du porc !

Porc D’aucuns ignorent que seule une partie de la viande porcine est interdite à la consommation par la religion musulmane, sauf qu’elle n’a jamais été localisée. C’est aujourd’hui chose faite. La nouvelle vient de tomber. L'éminent scientifique Imam Mufti Cheikh Oulama Mohammed ben Ali ben Boubeker El Khattab Ibn Ommeyade El Oussama (qu'Allah le salue et le glorifie jusqu'à ce qu'il Le rejoigne pour les agapes dans les salons des houris à l’hymen inaltérable), vient de circonscrire cette maudite pièce logée à même le croupion du porc. C’est dans la sourate de la Vache qu’il a trouvé, par ses lectures entre les lignes et combien assidues du Coran, son emplacement exact, sa texture et, ajoute-t-il, « son infecte graisse », qu’Allah nous en éloigne de mille bornes.
Cette découverte révolutionnaire est assortie de quelques recommandations à respecter scrupuleusement : l’extraction de la diabolique pièce carnée doit être pratiquée par des mains de mécréants, dans des abattoirs appropriés. Un fois extraite de la partie saine, la « tumeur », selon ses termes (qu’il surnomme par ailleurs Cupabon), sera soigneusement mise dans une glacière, à l’instar des cœurs à greffer, et transportée d’urgence vers des incinérateurs construits à cet effet, uniquement à cet effet, avant d’enfouir profondément sous terre les cendres recueillies comme on le ferait pour des déchets radioactifs.
Autre bonne nouvelle : l’éminent scientifique Imam Mufti Cheikh Oulama Mohammed etc et cætera, initie actuellement des recherches en génie génétique qui interviennent directement dans le génotype du porc à dessein d’en produire, par modification génétique, une espèce de verrat sans la pièce incriminée, en remplaçant précisément les cellules du croupion par celles du groin.
Cela a de quoi rassurer les nouveaux écologistes musulmans inquiets de la pollution des sols par ces déchets porcins d’un genre particulier.
Cette hallalisation du porc enchantera tous les Musulmans et leurs frères juifs privés depuis des siècles du jambon d’Aoste et autres produits dérivés fumés.
D’autres interdits alimentaires sont en cours d’études, objets d’explorations dans les gisements souratiques, à la recherche de faux interdits qui ne demandent qu’à être démasqués.
Cette nouvelle suscite beaucoup d’espoir chez les Musulmans qui attendent avec impatience la levée de l’interdit de la liqueur de Bacchus. Car si le printemps arabe a eu droit aux beaux seins des Femen, il lui manquait bien le très bon vin divin.


Achour Ouamara (juin 2013)
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