Algérie : Jeu de chaises carcérales.

par A. Wamara


Le village Tifilkout, haut lieu de la résistance anticoloniale, subit actuellement une politique de chaises carcérales. La "justice" du régime libère au compte-gouttes des détenus d'opinion dont deux de ce village incarcérés depuis un an (Mohamed Mouloudj et Arezki Oulhadj ) mais en prenant soin de les remplacer par un autre détenu, Amara Mazi, comme si l’État s’autorisait à toujours lever une dîme en militants sur ce village qui en a connu des descentes de flics de tout acabit. Quant à cette libération des quelques détenus, on peut s'en féliciter sans toutefois féliciter la dite justice qui joue au troc avec une réserve dans ses geôles de près de 300 détenus.
Rappelons que Kamira Naït Sid, militante des Droits de l'Homme, croupit toujours en prison. Ce village comptait 3 détenus d'opinion, il en compte aujourd'hui deux. Kamira et Amara. Avec qui seront-ils remplacés s'ils venaient à être libérés ?
La prison algérienne est devenue une destination obligée pour tout citoyen qui voudrait exercer son droit à la libre expression politique. Un chantage qui nourrit l’autocensure.
Bon sang, ce régime cherche-t-il à provoquer une Toussaint 2 ?


A. Wamara
19/10/22