La Présidence blanche de l'Algérie


par Achour Wamara
avril 2018
Depuis son second accident vasculaire célébral en 2013, le Président Bouteflika réside, comme on dit, à l'Ouest, hors sol....
Et on spécule ça et là sur son éventuelle candidature à la cinquième mandature. Comprenez, une nouvelle élection blanche.
Outre qu'il est déraisonnable et irresponsable de mettre à la tête d'un pays un homme qui n'a pas toute sa tête, il est comico-tragique d'exposer à la risée du monde entier un Président diminué, si diminué qu'on devrait intenter un procès contre son entourage pour séquestration de personne handicapée.
Mais l'on sait qu'un tel président avec un sérieux handicap est une aubaine pour le pouvoir en règne pour se refaire une santé. Quoi de mieux en effet pour perdurer qu'un Président fantôme, posé là constitutionnellement en faire-valoir "démocratique".
L'Agérie aura innové en matière de gouvernance : un Président de la République mutique qu'on ferait apparaître occasionnellement, telle la Vierge Marie, et autour duquel graviterait une meute de chiens qui le protègerait en attendant de lui scier la nuque le moment venu.
Le degré de tolérance à la hogra des Algériens serait à son comble s'il leur faut supporter encore cinq ans de farce politique.
À moins de supposer que le peuple algérien se complairait dans la servitude volontaire. Ce qui serait une offense à tout son passé fait de luttes et de drames.
Non, le tigre ne somnole pas, il est en veille.
Il attend une opportunité.
Achour Wamara
avril 2018